L’HydraSkin est un soin du visage réalisé en institut, qui nettoie, exfolie et hydrate la peau au cours d’une même séance. Il repose sur une technique appelée hydradermabrasion. Un embout relié à l’appareil exfolie la surface de la peau et aspire les impuretés, pendant qu’un sérum est diffusé sur la zone traitée. La peau est ainsi débarrassée des cellules mortes, les pores sont désincrustés, et les actifs sont apportés au moment où la peau les reçoit le mieux. Le soin s’adresse aux peaux ternes, déshydratées, grasses ou marquées par des points noirs, chez les femmes comme chez les hommes. C’est un soin à part entière, qui se suffit à lui-même. Il se fait sans aiguille, sans injection et sans éviction sociale. Ce guide explique le principe de l’hydradermabrasion, le déroulé d’une séance, ce que disent les études, les peaux concernées et le rythme des séances.
L’hydradermabrasion, la technique de l’HydraSkin
L’hydradermabrasion associe deux gestes que les soins classiques séparent : l’exfoliation de la peau et l’application d’un sérum. Une étude publiée en 2008 dans le Journal of Cosmetic Dermatology la définit comme une microdermabrasion sans cristaux, associée à l’application d’un sérum par pression. L’HydraSkin appartient à cette famille de soins, comme l’HydraFacial.
Exfolier, aspirer et infuser en un seul passage
L’embout de l’appareil glisse sur la peau en exerçant une légère aspiration. Ce mouvement décolle les cellules mortes et libère les pores. Les impuretés et le sébum sont aspirés au fur et à mesure. Dans le même passage, un sérum est diffusé sur la peau fraîchement exfoliée. La peau reçoit ainsi les actifs au moment où sa couche cornée vient d’être affinée.
La différence avec un gommage ou une microdermabrasion classique
Un gommage retire les cellules mortes par frottement, puis la peau est rincée. La microdermabrasion classique projette des microcristaux sur la peau, puis les aspire. L’hydradermabrasion travaille sans cristaux, et elle ajoute un apport d’actifs pendant l’exfoliation. L’étude de 2008 a mesuré l’effet de cet apport. Chez les femmes qui ont reçu le même sérum appliqué à la main, la structure de la peau est restée stable. Chez celles qui l’ont reçu par hydradermabrasion, les taux d’antioxydants dans la peau ont augmenté.
Les étapes d’une séance HydraSkin
Une séance suit un ordre précis, et chaque étape prépare la suivante. Dans la pratique de Ruth Niddam, le protocole est toujours ajusté après observation de la peau, et le déroulé est le suivant.
- L’hygiène de peau : le gommage PACHMINA™ élimine les cellules mortes et prépare la peau.
- Le dékystage, si nécessaire : les microkystes présents sont extraits un par un, de façon précise.
- L’aspiration des points noirs : l’appareil désincruste les pores et retire les points noirs et les impuretés.
- Le sérum : INFINITY ou PERFECTION, selon les besoins de la peau.
- La crème : EXCELLENCE ou ABSOLUE selon les besoins, avec éventuellement un masque à l’argile.
- La finition : le sérum VIVALTO nourrit et protège la peau.
- La LED : la photobiomodulation utilise plusieurs longueurs d’onde de lumière pour accompagner la réparation de la peau.
Points noirs et microkystes, l’étape d’extraction
Les points noirs et les microkystes ne se traitent pas de la même façon. Les points noirs sont des pores obstrués par un mélange de sébum et de cellules mortes, qui noircit au contact de l’air. L’aspiration s’adresse à eux, ainsi qu’aux impuretés logées dans les pores. Les microkystes sont de petites boules de sébum enfermées sous la peau, de la même couleur qu’elle. L’aspiration ne suffit pas à les vider : ils demandent un dékystage spécifique et précis, car un microkyste mal extrait peut s’enflammer. Une étude coréenne de 2015 sur 23 femmes a associé une solution d’acides de fruits à 4 % à une aspiration. Après une seule séance, le nombre de comédons avait nettement diminué, et l’effet se maintenait à quatre semaines. La surface des pores avait aussi diminué la première semaine.
Ce que disent les études sur l’hydradermabrasion
L’étude de 2008 a suivi 20 femmes âgées de 34 à 56 ans, sur six séances espacées de 7 à 10 jours. Les biopsies ont montré un épiderme plus épais et une densité plus élevée de fibroblastes, les cellules du derme qui fabriquent le collagène. Les ridules, la taille des pores et les taches pigmentaires avaient diminué. L’étude rapporte une bonne tolérance, sans complication.
Une étude de 2024 en imagerie de la peau a observé l’effet d’une séance sur huit volontaires, de phototypes II à V, des peaux claires aux peaux mates. Juste après le soin, la couche cornée était plus fine, signe d’une exfoliation effective. Deux semaines plus tard, elle s’était reformée de façon plus régulière, avec un épiderme plus homogène. À ce stade, le collagène du derme était comparable à l’état initial. L’effet d’une séance porte donc sur la surface de la peau, et le travail en profondeur se construit sur une cure.
Une lecture du visage avant tout soin
Chez Ruth Niddam, à Paris 8, chaque soin commence par une lecture du visage : volumes, asymétries, tensions, zones de rétention ou de relâchement et qualité des tissus. Associée à un entretien sur la routine du quotidien, cette lecture fixe les étapes utiles, le choix du sérum et de la crème, et le rythme des séances. La première consultation coûte 50 €.
Pour quelles peaux et quelles préoccupations
L’HydraSkin se pratique toute l’année, et son protocole s’adapte toujours après observation de l’état de la peau. Il s’adresse en particulier aux situations suivantes.
- Une peau grasse ou congestionnée, avec des pores dilatés, des points noirs ou des microkystes.
- Un teint terne, un grain de peau irrégulier ou une peau déshydratée.
- Des ridules installées, sur lesquelles l’exfoliation et l’apport d’acide hyaluronique améliorent la texture.
- Une peau à rendre nette et lumineuse avant un événement.
Le soin se pratique sur le visage, le cou et le décolleté. Il peut aussi traiter le dos, une zone souvent concernée par les points noirs.
Précautions et contre-indications
L’HydraSkin est un soin doux, et ses contre-indications sont peu nombreuses. Certaines situations demandent toutefois de reporter la séance ou d’adapter le protocole.
- Une allergie connue à l’acide glycolique, présent dans certains sérums.
- Une peau irritée, ou une infection locale comme un herpès en poussée.
- Une acné inflammatoire, qui relève d’abord d’un suivi dermatologique.
- Un traitement par isotrétinoïne, qui fragilise la peau.
- La grossesse et l’allaitement, par précaution.
HydraSkin et qualité de peau, une approche better aging
Le better aging désigne une approche pro-âge : prendre soin de la qualité et de la longévité de la peau, plutôt que chercher à effacer toute trace du temps. L’HydraSkin s’inscrit dans cette approche, car il agit sur ce qui fait une belle peau à tout âge. Le grain de peau s’affine, les pores paraissent resserrés, le teint gagne en lumière et en uniformité. L’hydratation apportée par les sérums redonne du confort et de la souplesse. Ces effets se lisent dès la fin de la séance, et ils s’entretiennent dans la durée par des séances régulières et une routine adaptée. Pour Ruth Niddam, la qualité de peau est la nouvelle jeunesse. Le soin propose ainsi une autre voie : travailler sur la qualité, la vitalité et l’équilibre de la peau, sans figer ni transformer le visage.
Après la séance : suites, rythme et routine
Les suites d’une séance
La peau est nette, lumineuse et reposée dès la sortie de la séance. Le soin permet de reprendre ses activités aussitôt. Après un dékystage, une légère rougeur peut apparaître sur les zones traitées, et la photobiomodulation LED accompagne la récupération de la peau. Une protection solaire s’applique dans les jours qui suivent, en particulier en cas d’exposition au soleil.
Le rythme des séances
Une séance peut suffire pour retrouver un teint net et lumineux. Pour un travail de fond sur le grain de peau, les pores ou une peau congestionnée, une cure de 4 à 6 séances est souvent conseillée. L’espacement des séances dépend de l’état de la peau, de l’objectif et de sa récupération. Des séances d’entretien prolongent ensuite le résultat, à un rythme défini selon l’évolution de la peau.
Entretenir la qualité de peau à la maison
Entre deux séances, la routine du quotidien garde la peau nette et entretient le travail engagé, où que le soin ait été réalisé. Voici les besoins les plus fréquents, et les soins de Ruth Niddam qui y répondent, disponibles en ligne et livrés à domicile.
- Une hygiène de peau précise : le gommage PACHMINA™ associe notamment une poudre de diamant, une poudre de noyaux d’abricot extrêmement fine et des omégas 3 et 6, dans une base crémeuse hydratante. Il élimine les cellules mortes, stimule la microcirculation et prépare la peau aux soins suivants.
- Des pores nets et un grain affiné : les sérums INFINITY et PERFECTION contiennent tous deux de l’acide salicylique et de l’acide sorbique. Cette association est particulièrement intéressante sur les imperfections, les points noirs et les microkystes. Ce sont deux produits distincts, chacun avec sa propre formulation, et le choix de l’un ou de l’autre se fait selon les besoins de la peau.
- Nourrir et protéger : le sérum antioxydant VIVALTO, à base d’huiles végétales et de vitamine E, nourrit la peau, l’aide à se réparer et la protège grâce à son action antioxydante. Il contribue aussi au maintien de l’hydratation au-delà de 24 heures.
La protection solaire complète cette routine chaque matin. Les gestes utiles selon l’âge sont réunis dans le guide de la routine visage après 40 ans.
L’HydraSkin et les autres technologies de soin
L’HydraSkin est un soin à part entière, qui peut parfaitement être pratiqué seul. D’autres technologies répondent à d’autres besoins. Le microneedling travaille la texture et les cicatrices, la radiofréquence la fermeté et l’ovale du visage. Le Jet Peel™ propose une autre forme d’exfoliation, sans contact : un flux d’air pressurisé associé à des microgouttelettes projetées à plus de 200 m/s accompagne le drainage lymphatique et la microcirculation, puis permet l’infusion d’actifs sans aiguille ni effraction cutanée. Le choix entre ces technologies se fait selon la peau et l’objectif, lors de la lecture du visage.
Questions fréquentes sur l’HydraSkin
L’HydraSkin est-il douloureux ?
Le soin est confortable. L’exfoliation et l’aspiration procurent une sensation de fraîcheur et de légère succion. L’étape de dékystage, lorsqu’elle est nécessaire, peut être un peu désagréable sur les zones les plus congestionnées.
Combien de temps dure l’effet d’un HydraSkin ?
L’éclat et la sensation de peau nette sont visibles dès la fin de la séance. La peau se renouvelle ensuite naturellement, et les pores se chargent à nouveau de sébum au fil des semaines. C’est pourquoi le résultat s’entretient par des séances régulières et une routine adaptée à la maison.
L’HydraSkin convient-il aux peaux sensibles ?
Le plus souvent, oui, car c’est un soin doux. Le protocole est décidé après observation de la peau : l’intensité de l’aspiration, le choix du sérum et de la crème s’ajustent à sa sensibilité. Une peau irritée le jour du soin conduit à reporter la séance.
L’HydraSkin convient-il aux hommes ?
Oui. Le soin s’adresse aux hommes comme aux femmes, toute l’année. Il répond aux mêmes besoins : pores dilatés, points noirs, peau grasse ou teint terne.
Vous êtes à Paris ou en Île-de-France ?
À l’institut Ruth Niddam, avenue Matignon à Paris 8, chaque soin commence par une lecture du visage, qui oriente vers la technologie la plus adaptée à la peau, comme le Jet Peel™. Ruth Niddam, facialiste Paris 8 forte de 30 ans d’expertise, associe le geste manuel, les technologies et des actifs choisis pour chaque visage. Le Soin Signature WALKING ON THE SKIN™ réunit ces trois dimensions dans un ordre précis. Tous les soins visage et cou sont présentés sur le site de l’institut.