Un gommage retire les cellules mortes de la surface de la peau grâce à des particules que l’on fait glisser en massant. Il lisse le grain de peau et redonne de la lumière au teint. Son bénéfice dépend de trois paramètres : la fréquence, la finesse du grain et la tolérance de la zone traitée. Le visage et le corps ne réagissent pas de la même façon. Dans une étude pilote, il a fallu environ trois fois plus de bandelettes adhésives successives sur l’avant-bras que sur la joue pour altérer la barrière de la peau. La fréquence se règle donc selon la zone et la réaction de la peau, jamais selon un calendrier identique pour tous. Ce guide explique comment la peau se renouvelle, ce qui distingue le visage du corps et comment choisir un grain. Il fait ensuite le point sur le microbiote et détaille le rituel du gommage PACHMINA de Ruth Niddam.
Le gommage et le renouvellement de la peau
Ce que le gommage retire à la surface
La couche superficielle de la peau, le stratum corneum, est formée de cellules aplaties, les cornéocytes. Elles sont reliées entre elles par des jonctions, les cornéodesmosomes, qui se dégradent peu à peu jusqu’à la surface. Une revue publiée en 2011 dans le Journal of Dermatology explique que les modifications de cette dégradation influencent l’épaisseur du stratum corneum et l’aspect de la surface de la peau. Un gommage intervient à ce niveau. Il retire mécaniquement des cellules superficielles, ce qui lisse la texture et laisse apparaître une peau plus lumineuse.
Un renouvellement qui ralentit avec l’âge
Les cellules de la surface se renouvellent en continu. Une étude de Grove et Kligman parue en 1983 dans le Journal of Gerontology mesure ce renouvellement à environ 20 jours chez l’adulte jeune. Chez l’adulte âgé, il demande plus de dix jours supplémentaires. Une peau plus mature garde donc ses cellules de surface plus longtemps, ce qui peut ternir le teint. Le gommage ne modifie pas ce rythme biologique. Il agit sur l’aspect de la surface, ce qui explique que son effet soit visible mais temporaire.
Visage et corps : deux peaux, deux gestes
Une barrière plus sensible sur le visage
Une étude pilote publiée en 2019 dans l’International Journal of Cosmetic Science a comparé la joue et l’avant-bras. Les chercheurs retiraient des bandelettes adhésives les unes après les autres et mesuraient la perte en eau de la peau. La barrière est considérée comme altérée lorsque cette perte double. L’avant-bras a demandé environ trois fois plus de bandelettes que la joue pour atteindre ce seuil. Les cornéocytes du visage se sont aussi révélés significativement plus petits que ceux de l’avant-bras. La peau du visage supporte donc moins de friction que celle du corps.
Un renouvellement qui varie d’une zone à l’autre
Le visage n’est pas une zone homogène. Une étude de Marrakchi et Maibach publiée en 2006 dans Contact Dermatitis a mesuré le renouvellement du stratum corneum sur plusieurs zones du visage, du cou et de l’avant-bras. Il est plus lent au niveau du pli nasogénien et de l’avant-bras. Chez les sujets jeunes, il est le plus rapide autour de la bouche et sur le menton. Une même pression de geste n’a donc pas le même effet sur toutes les zones.
Quelle fréquence adopter
Aucune étude citée ici ne fixe un nombre de gommages par semaine. Pour PACHMINA, Ruth Niddam indique une utilisation d’une à deux fois par semaine sur le visage. Sur le corps, la peau tolère davantage de friction, comme le montre l’étude de 2019. La fréquence peut y être ajustée à la réaction de la peau. Des tiraillements, une rougeur ou une sensation de chaleur après le rinçage indiquent qu’il faut espacer les gommages. Une peau confortable et lumineuse indique que le rythme convient.
L’exfoliation en institut
À l’institut Ruth Niddam, l’exfoliation s’inscrit dans des soins personnalisés. Le soin HydraSkin commence par PACHMINA, puis enchaîne les étapes selon les besoins de la peau. Le Jet Peel utilise un jet d’air pressurisé, projeté à distance de la peau. Une première étape, avec une solution détox à base d’eau, permet d’exfolier les cellules mortes et d’accompagner la microcirculation cutanée. La seconde étape, appelée barophorèse, favorise l’administration d’actifs cosmétiques sans aiguille.
Choisir le grain d’un gommage
Grains ou acides : deux façons d’exfolier
Il existe deux familles d’exfoliants. Les gommages mécaniques utilisent des particules et la friction du massage. Les exfoliants chimiques utilisent des acides. Une revue publiée en 2026 dans Frontiers in Cellular and Infection Microbiology précise que les acides glycolique et salicylique exfolient en rompant les jonctions entre les cellules. Elle ajoute qu’une exfoliation agressive peut altérer la barrière de l’épiderme. Quelle que soit la famille, l’intensité de l’effet dépend de la formule, de la fréquence et de la pression du geste.
Des particules fines dans une base crémeuse
Le grain d’un gommage se juge à sa taille, à sa dureté et à la texture qui l’enrobe. Un grain fin, dans une base crémeuse, glisse sur la peau avec moins de friction qu’un grain gros dans une base sèche. Pour PACHMINA, Ruth Niddam associe de la poudre de diamant et de la poudre de noyaux d’abricot. Ces poudres sont réalisées sur mesure, avec des particules extrêmement fines et délicates, pour permettre une exfoliation douce et respectueuse du confort cutané. Elles sont placées dans une base crémeuse hydratante, riche en oméga 3 et oméga 6. Cette base appartient à une approche qu’elle nomme l’hygiène de peau.
Gommage et microbiote cutané
Le microbiote cutané désigne l’ensemble des micro-organismes présents à la surface de la peau. Aucune étude citée ici ne mesure l’effet d’un gommage à grains sur ce microbiote. Deux travaux donnent toutefois des repères. Une étude de Sfriso et de ses collègues publiée en 2020 dans Microorganisms a suivi 30 femmes qui appliquaient un gel lavant deux fois par jour sur les avant-bras pendant une semaine. La composition du microbiote a changé dès la première heure, puis s’est stabilisée au bout d’un jour. Le microbiote réagit donc vite à un geste de nettoyage. La revue de 2026 mentionnée plus haut relie, elle, l’exfoliation agressive à un risque de déséquilibre du microbiote, par l’altération de la barrière.
Ces deux travaux portent sur le nettoyage et sur les acides, pas sur les gommages à grains. Ils invitent à la mesure : un geste doux, à fréquence modérée, limite le risque d’altérer la barrière. PACHMINA s’inscrit dans une approche d’exfoliation douce, attentive au confort de la peau.
PACHMINA, le gommage visage et corps de Ruth Niddam
Une composition au service de l’exfoliation douce
PACHMINA est un gommage hydratant de 200 ml, vendu 89 €. Son INCI associe plusieurs ingrédients, chacun avec une fonction précise. La poudre de noyaux d’abricot et la Diamond Powder, réalisées sur mesure avec des particules extrêmement fines et délicates, assurent une exfoliation douce et respectueuse du confort cutané. Elles affinent le grain de peau. Le beurre de karité, l’huile de tournesol et la glycérine contribuent au confort et à l’hydratation. La formule de PACHMINA contient également de l’acide lévulinique, un ingrédient étudié notamment pour ses propriétés antimicrobiennes et utilisé dans les formulations cosmétiques. La texture crémeuse se transforme sous le massage en un masque nourrissant. La fiche mentionne du parfum dans la formule, ce qui justifie un essai préalable sur une petite zone en cas de peau réactive.
Le geste, deux façons d’utiliser PACHMINA
Le produit s’applique au visage comme sur le corps, de deux façons.
- Sur peau propre et humide : rituel de la fiche produit : appliquer PACHMINA uniformément, laisser reposer une minute, puis exfolier par mouvements circulaires. Au fil du massage, les grains deviennent presque imperceptibles et la texture semble se fondre dans la peau, laissant une sensation de douceur et d’hydratation. Rincer à l’eau fraîche et sécher avec un linge doux.
- Sur peau sèche : approche de Ruth Niddam au cabinet : appliquer PACHMINA directement sur la peau non humidifiée, sans temps de pause, en mouvements circulaires. Humidifier ensuite le bout des doigts pour activer le produit : sa texture se transforme en un lait délicat. Poursuivre le massage par de grands mouvements circulaires, puis rincer et sécher.
Les particules ne fondent pas réellement, mais deviennent progressivement beaucoup moins perceptibles pendant le massage. Ruth Niddam observe cette particularité sensorielle de PACHMINA depuis de nombreuses années, personnellement et au cabinet.
Les avis des clientes
La fiche produit affiche une note de 5 sur 5 sur 11 avis. Ces avis décrivent une exfoliation douce, une peau hydratée en même temps, un teint plus lumineux et des pores perçus comme resserrés. Il s’agit de témoignages de clientes, pas de mesures cliniques.
Après le gommage : la suite de la routine
Le gommage ouvre la routine. Il se place avant les soins, sur une peau propre, pour que les produits suivants soient appliqués sur une surface débarrassée de ses cellules superficielles. Selon la marque, cette étape favorise leur pénétration. Pour le visage, la matrice de la routine Ruth Niddam place d’abord un sérum, INFINITY pour la vitamine C et l’acide hyaluronique, ou PERFECTION pour la version enrichie en or 24 carats. Vient ensuite une crème, puis VIVALTO pour sceller l’hydratation. Les conseils pour une routine visage à 40 ans détaillent cet enchaînement matin et soir.
Pour le corps, le gommage précède les soins de la gamme corps. PERFECT SKIN cible la qualité de la peau, son grain et son uniformité. NEW SKIN cible la cellulite et la fermeté, comme l’explique le guide sur la crème anti-cellulite. Le Gua Sha My Jeaneth™, utilisé avec VIVALTO, prolonge le geste par un massage qui soutient la microcirculation. Le rituel Équilibre et Éclat réunit PACHMINA, EXCELLENCE, MIRACLE et INFINITY à un prix réduit.
Questions fréquentes sur le gommage visage et corps
À quelle fréquence faire un gommage ?
Aucune règle unique ne s’applique. Pour PACHMINA, Ruth Niddam indique une à deux fois par semaine sur le visage. Sur le corps, la peau tolère plus de friction et le rythme peut être ajusté à sa réaction. Un gommage quotidien n’est pas indiqué dans cette routine.
Peut-on utiliser le même gommage pour le visage et le corps ?
Oui, avec PACHMINA, qui est conçu pour les deux usages. Sa texture crémeuse et ses particules fines sont adaptées à la sensibilité du visage. Sur le corps, le même produit s’utilise avec un geste plus appuyé, selon la tolérance de la peau.
Un gommage convient-il à une peau sensible ?
La fiche de PACHMINA le présente comme adapté aux peaux sensibles. La formule contient toutefois du parfum. En cas de peau réactive, un essai sur une petite zone, puis une fréquence faible, permettent de vérifier la tolérance.
Faut-il gommer avant ou après le sérum ?
Avant. Le gommage s’applique sur peau propre, humide (rituel de la fiche produit) ou sèche (approche de Ruth Niddam au cabinet), puis la peau est rincée et séchée. Le sérum et la crème sont appliqués ensuite.
Un gommage abîme-t-il le microbiote de la peau ?
Aucune étude citée ici ne répond directement à cette question pour les gommages à grains. Les travaux disponibles indiquent qu’une exfoliation agressive peut altérer la barrière, et que le microbiote réagit vite aux gestes de nettoyage. Un grain fin, une base crémeuse et une fréquence modérée limitent ce risque.
Vous êtes à Paris ou en Île-de-France ?
À l’institut Ruth Niddam, avenue Matignon à Paris 8, la première consultation commence par une lecture du visage : les expressions, les tensions musculaires, l’état de la peau et ses besoins. Cette lecture oriente le choix des soins et des produits pour la maison. Facialiste depuis plus de 30 ans, Ruth Niddam associe le geste manuel, les technologies et des actifs choisis pour chaque peau. La consultation coûte 50 €.


